Culte de Kima


Kima est l'Erelith des soins, de la guérison, de la vie. Les légendes sacrées la décrivent comme l’œuvre directe de Lô et Yla. À l'aube du monde, Kima fut crée par les Astres pour réparer toutes les vies défaillantes. En effet, prises dans le tumulte de leur création sans fin, Lô et Yla n'avaient point de temps pour s'occuper elles-mêmes de leurs vivants ouvrages. Cette tâche fut confiée à Kima la Guérisseuse, capable d'aspirer toutes les maladies et de fermer les blessures du monde.





Apparence

Kima est généralement représentée par une jeune femme aux long cheveux d'argent, surmontés d'une couronne de vertépis. Elle porte une toge d'un blanc immaculé tandis que ses pieds vont nus et ne touchent pas terre. Le long des fresques sacrées, elle est toujours figurée auréolée d'une lumière d'un vert chaud et très pâle : la Kimamunëa (l'aura de Kima). Ses symboles sont le vertépis et la source d'eau claire.







Domaines de prédilection


La guérison, les soins, la vie, la santé.

On prie Kima partout sur Arathiel, parmi de nombreuses races, et dans des milieux forts différents. On prie la Guérisseuse pour sa propre guérison ou celle de ses proches, que ce soit pour une maladie, une blessure, ou même des maux d'ordre psychologique. Ainsi, elle est souvent invoquée par les petites gens dont les conditions précaires les exposent d'avantage aux maladies. Mais les plus riches ont tout autant recours à Kima lorsque leur santé voire leur vie ou celle de leurs proches est menacée. Les soldats prient Kima pour le bon rétablissements de leurs blessés, les rois l'appellent pour tenir les grandes épidémies éloignées....


Histoire et organisation du culte.

Aussi loin que remonte la mémoire des races et même des premiers empires humains, le culte de Kima a toujours existé. Depuis ses débuts, sa philosophie est restée immuable : "Sauvegarder le plus de vies possible, Circonscrire la mort à ses domaines inévitables".

Les servants directs de Kima sont les prêtres et prêtresses qui appliquent ce principe comme une règle de vie sacrée. Elle signifie qu'ils doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour sauver des vies et qu'en parallèle, ils ne doivent jamais en ôter intentionnellement. Tous ont des connaissances plus ou moins approfondies en médecine, en herboristerie, voire en magie. Ils officient dans des hospices ou des dispensaires largement présents à travers Arathiel, la plupart dans les grandes villes, mais pas seulement. 

Le culte de Kima est séparé en trois grands sous-ordres : Le Couvain, les Prêtres, et les Protecteurs. 

Le Couvain : 

Seuls les plus vastes hospices accueillent ces chambres restreintes et exclusivement féminines. Les couvains ne sont en effet composés que de femmes vierges nommées les Opalines. Sélectionnées dès leur plus jeune âge, les Opalines ne sont éduquées toute leur vie que dans l'espoir de devenir des Élues, des êtres désignés par Kima elle même comme réceptacle d'une partie de ses pouvoirs.  Les Élues reçoivent ainsi un très grand don, celui de soigner toutes les blessures, de guérir toute les maladies. Les seules choses contre lesquelles les Élues ne peuvent aller sont la vieillesse naturelle et la mort elle même, lorsqu'elle a frappé pour de bon. Un tel don a cependant une cruelle contrepartie : pour chaque soin miraculeux que les Élues dispensent, elles perdent un petit peu de leur propre espérance de vie. Elles vivent donc rarement plus d'une vingtaine d'année. 
Le nombre des Élues dans le monde varie d'une période à l'autre, allant d'un trio les temps sombres à une demi douzaine les bonnes années. Habituellement lorsqu'une Élue s'éteint, une autre Opaline dans le monde se voit recevoir l'Aura de Kima et bien que cela soit rare, il arrive parfois qu'un même hospice abrite deux Élues à la fois. On les distingue aisément des simple Opalines par leur couronne de vertépis et surtout à la caractéristique lueur verte pâle dont elles sont auréolées en permanence.

Les Opalines ne sont pas présidées par l’Élue, mais par la Matriarche, titre qui revient à la plus ancienne d'entre elles. Par définition, la Matriarche est une des Opalines qui n'a jamais reçu la Kimamunëa, mais cette infortune l'a préservée d'une vie courte et elle a donc vu beaucoup d'Élues éclore et s'éteindre. Qui d'autre serait mieux indiqué pour guider l’Élue ?


Les prêtres

Les prêtresses et prêtres de Kima forment la très grande majorité du culte. Formés par le culte ou déjà d'accomplis médecins ayant choisi d'embrasser la foi de Kima, tous sont d'habiles soigneurs. Ce sont eux qui accueillent et prennent en charge le gros des blessés, tandis que les cas les plus graves sont laissés aux Opalines, voire à L’Élue. Ils sont organisés selon une hiérarchie simple, organisée en deux niveaux : Les Prêtres et prêtresses supérieurs (ou grands Prêtres) et les autres, simples soigneurs.

Ils portent toujours des robes blanches qui leur permettent d'être facilement reconnaissables, et sur laquelle est parfois brodé un vertépis. Dans de très nombreuses sociétés, porter atteinte à l'intégrité des prêtres et prêtresses de Kima (ou tout autres de ses représentants) est un acte particulièrement grave.


Les Protecteurs

Les Protecteurs et Protectrices de Kima sont les garants de la sécurité et de l'indépendance des prêtres. En effet l'Histoire se souvient de plus ou moins nombreux différents qui ont éclaté entre le culte de Kima et les pouvoirs souverain en présence. Les rois d'alors voulaient typiquement se servir des Élues comme armes de guerre, en les emmenant à la bataille, tout en empêchant le culte de soigner les soldats ennemis. La force était parfois employée sans scrupule pour pouvoir utiliser les Élues comme des instruments
Autant de façons de faire qui vont totalement à l'encontre des principes du culte et qui l'ont conduit à créer cette branche militaire.
Mais les Protecteurs de Kima ne sont pas de guerriers. En aucun cas ils ne doivent tuer, ou même blesser quiconque, ils forment avant tout une force défensive et dissuasive. Ils ont appris à cet effet un large panel de techniques qui visent à neutraliser sans blesser : clés, actions sur les points vitaux, coups assommants ou immobilisants... Ils sont vêtus de robes simples et légères et armés de grands bâtons qui font surtout office d'armes défensives.

En outre, les Protecteurs connaissent les rudiments de la médecine et soulagent parfois la charge de travail qui pèse sur les prêtres lors de périodes de grande influence.