Culte de Kanarath


Kanarath était un puissant chef de guerre connu dans tout Arathiel pour sa passion immodérée de l'or. Personne n'oserait prétendre qu'il fut le plus fort des douze, ou le plus intelligent, mais tous s'accordent sur un point : il en était incontestablement le plus riche. Marchand invétéré, inassouvi risque-tout et fameux explorateur, sa soif du métal jaune n'était jamais étanchée. Lors des grandes guerres des Douze, lui et son peuple de guerriers et de marchands étaient les véritables créanciers des autres Chefs humains. Les campagnes de ses derniers étaient financées à grands frais et avec des retours de gras intérêts, en sus d'une immunité diplomatique. Mais survint un changement que Kanarath n'avait alors pas prévu : les fusions des Chefs de Clans et les grands bouleversements du monde que cela allait induire. 

Du jour au lendemain, les royaumes se redessinaient, les alliances changeaient, et la guerre, si fructueuse, prenait le chemin d'une fin précipitée. C'est dans ce moment critique le la Passion de l'Avarice lui apparut, le transformant lui et son peuple d'une manière inattendue. A l'instar du peuple de Smil, Kanarath et les siens se virent couverts progressivement d'écailles, mais également de cornes, et d'ailes de cuir. Leur aspect, non sans rappeler celui des Dragons, devint terrifiant aux yeux de bon nombre des autres peuples, mais le plus grand changement demeurait intérieur : L'amour et la convoitise de l'or avaient marqué au fer rouge l'esprit des Draconides, et leur permettrait de redorer leur blason au delà de toute espérance.





Apparence

Kanarath est représenté sous la forme d'un immense draconide qu'on jurerai étamé de feuilles d'or. En effet, ses écailles comme ses yeux ou comme ses cornes arborent tous la même couleur, celle de l'or pur. Il est souvent représenté siégeant sur un trône de drucks ou en compagnie de balances, deux de ses symboles les plus connus. Le Premier Draconide s'invite rarement sur Arathiel. Tout du moins il le fait en présence de personnes riches, ou mieux richissimes. Le culte affirme qu'il apparaît en maître de riches caravanes sur terre, ou bien en capitaine de florissante galères marchandes, en mer.





Domaines de prédilection


La richesse, la monnaie, l'or, le marchandage, l'exploration, le jeu.

On prie Kanarath pour une seule et unique chose : Les druks. A profusion si possible. On fait appel à lui pour réussir dans ses affaires, pour s'attirer la chance sur les jeux d'argent, pour résorber ses dettes, ou au contraire pour percevoir ses créances, mais aussi pour la bonne santé économique d'une ville, d'un peuple, ou d'un royaume. Kanarath est donc l'Erelith toute désignée des marchands, des joueurs, d'un nombre non négligeable de nobles et de seigneurs — bien que peu l'avouent —, et de tous ceux dont la vie est bâtie autour de ces fameuses piécettes jaunes.


Histoire et organisation du culte.

Le premier Draconide développa une invention qui allait changer la face du monde : Le druk. Ces pièces d'or pur étaient la première monnaie unique d'Arathiel et pour la porter au succès qu'on lui connaît aujourd'hui, les Draconides créèrent les Maisons de créances. D'abord faites sur les restes de l'empire de Kanarath, ces établissements financier ne tardèrent pas à afficher un succès insolent jusqu'à devenir les bailleurs de fonds principaux d'Arathiel, prêtant aux pouvoirs souverains des plus grands royaumes. Le druk fut rapidement adopté par chaque race car il remplaçait avantageusement les innombrables monnaies alors en cours dans chaque royaume Si les Maisons de Créances draconides ont essuyé de nombreuses révoltes, pillages, ou luttes intestines, les plus puissantes ont survécu et jouissent désormais d'une puissance financière difficilement imaginable. On dit que certaines d'entre-elles sont construites sur des fondations d'or massif.

Elles sont les premières représentante de l'autorité du culte de Kanarath. Seuls les plus riches y sont acceptés, et ce qui s'y passe demeure dans le plus grand secret. Pour le peuple plus modeste, le culte de Kanarath à creusé dans les villes des Puits de Kanarath, ou Puits Jaunes. Les fidèles viennent y jeter leurs économies le soir, à l'abris des regards indiscret. Le culte assure que plus on donne, plus on recevra tôt ou tard. Les détracteurs du culte crient au scandale et aux mauvais tours d'escrocs sans scrupules, qui dévalisent les honnêtes gens au nom d'un Erelith fictif. Toujours est-il que chaque qu'a chacune des révolution d'Ylà, l'Astre nocturne, les fonds des Puits Jaunes redeviennent vides, leur contenu collecté par les servants directs de Kanarath et apporté, dit-on, aux pieds du Premier né lui même.